Je me pose la question depuis longtemps déjà… depuis qu’on parle de pandémie… avec le premier réflexe de dire non à la vaccination. Pourquoi non ? Pour être honnête, je pense que c’est par rébellion… Quand tout le monde semble pousser pour que j’aille dans une seule direction, j’ai tendance à résister. Surtout si ce "tout le monde" suit les recommandations d’une autorité quelconque, surtout celles des médecins et du gouvernement, encore plus celles des compagnies pharmaceutiques… Je résiste aux pressions sociales, comme celles que je vois dans les yeux de mon voisin quand il reluque mon gazon…
Je me suis dit que tous les biens pensants de ce monde étaient encore en train de nous faire peur avec des riens, de provoquer une phobie collective, une peur irrationnelle "pandémique"… Et mon premier remède contre la peur déraisonnable, en fidèle comportementaliste cognitiviste, c’est l’exposition (j’ai peur d’attraper la grippe : je m’expose à la grippe et prouve que je n’avais pas raison d’avoir peur). Je me suis dit – et je le pense encore – que tous les adeptes du "Purell" sont une "gagne" d’anxieux obsessif-compulsif au prise avec une paranoïa collective qu’il faudrait soignée en priorité au lieu de dépenser l’argent des contribuables pour remplir les poches de la petite mafia de la santé…
Puis j’ai aussi réalisé que j’avais peur d’être vacciné. Comme plusieurs, j’ai peur d’être le "chanceux" à qui le vaccin fera plus de mal que de bien. Et au lieu de penser à l’exposition comme méthode pour me défaire de cette peur toute aussi déraisonnable (la loi de la probabilité nous l’indique clairement – si vous ne le croyez pas, c’est que vous êtes probablement de nature anxieuse, ce qui vous fait confondre "possibilité" et "probabilité"), au lieu d’affronter ma peur en décidant de me faire vacciner, j’ai résisté en essayant de me convaincre que cette peur était totalement justifiée…
C’est donc armé de mon opposition à l’autorité et de ma conviction que le vaccin représente un danger bien réel que j’ai entrepris de suivre le débat d’un peu plus prêt (journaux, télé, web…).
Et c’est là que je suis tombé sur le discours décrivant la grande conspiration mondiale… Wow ! Moi qui se pensait parano… Un peu plus et les extra-terrestres sont impliqués – jusqu’aux oreilles de "Spoke" – pour faire de nous des mutants en vue d’une opération de métissage trans-humanitaire associée à leur prochaine invasion…
Ça m’a permis de réaliser que je me retrouvais devant un autre groupe de biens pensants – faut le dire vite – qui cherchait, avec la même conviction – et peut-être les mêmes objectifs mercantiles – à me pousser dans une autre direction… Et encore une fois, j’ai eu envie de résister… de me rebeller contre la non-vaccination.
Y a vraiment des moments où s’opposer pour s’opposer, ou s’exposer pour s’exposer, ne mène nulle part… J’ai donc essayé de faire appel à mon gros bon sens pour faire face à ce dilemme.
Je me suis dit que tous les biens pensants de ce monde étaient encore en train de nous faire peur avec des riens, de provoquer une phobie collective, une peur irrationnelle "pandémique"… Et mon premier remède contre la peur déraisonnable, en fidèle comportementaliste cognitiviste, c’est l’exposition (j’ai peur d’attraper la grippe : je m’expose à la grippe et prouve que je n’avais pas raison d’avoir peur). Je me suis dit – et je le pense encore – que tous les adeptes du "Purell" sont une "gagne" d’anxieux obsessif-compulsif au prise avec une paranoïa collective qu’il faudrait soignée en priorité au lieu de dépenser l’argent des contribuables pour remplir les poches de la petite mafia de la santé…
Puis j’ai aussi réalisé que j’avais peur d’être vacciné. Comme plusieurs, j’ai peur d’être le "chanceux" à qui le vaccin fera plus de mal que de bien. Et au lieu de penser à l’exposition comme méthode pour me défaire de cette peur toute aussi déraisonnable (la loi de la probabilité nous l’indique clairement – si vous ne le croyez pas, c’est que vous êtes probablement de nature anxieuse, ce qui vous fait confondre "possibilité" et "probabilité"), au lieu d’affronter ma peur en décidant de me faire vacciner, j’ai résisté en essayant de me convaincre que cette peur était totalement justifiée…
C’est donc armé de mon opposition à l’autorité et de ma conviction que le vaccin représente un danger bien réel que j’ai entrepris de suivre le débat d’un peu plus prêt (journaux, télé, web…).
Et c’est là que je suis tombé sur le discours décrivant la grande conspiration mondiale… Wow ! Moi qui se pensait parano… Un peu plus et les extra-terrestres sont impliqués – jusqu’aux oreilles de "Spoke" – pour faire de nous des mutants en vue d’une opération de métissage trans-humanitaire associée à leur prochaine invasion…
Ça m’a permis de réaliser que je me retrouvais devant un autre groupe de biens pensants – faut le dire vite – qui cherchait, avec la même conviction – et peut-être les mêmes objectifs mercantiles – à me pousser dans une autre direction… Et encore une fois, j’ai eu envie de résister… de me rebeller contre la non-vaccination.
Y a vraiment des moments où s’opposer pour s’opposer, ou s’exposer pour s’exposer, ne mène nulle part… J’ai donc essayé de faire appel à mon gros bon sens pour faire face à ce dilemme.
Qu’est ce que je gagne et qu’est-ce que je perd à me faire vacciner ou à ne pas me faire vacciner ? Conclusion : le vaccin peut me permettre d’échapper à la grippe H1N1, donc de ne pas être malade comme un chien pendant des mois… Au mieux, le prendre me donne une forte probabilité de ne pas être malade ; au pire il existe une possibilité que le vaccin me rende malade. Mais ne pas le prendre provoque seulement : une forte probabilité d’être malade. Parce que, même si je ne suis pas dans la catégorie "risque élevé", je côtoie des gens tous les jours dans mon travail et dans mes loisirs – et j’aime particulièrement embrasser mes p’tit(e)s copain(ine)s.
Mais ce qui m’a fait changer d’idée finalement, c’est la perspective de faire du mal à mes proches – qui en passant, étant donné que " qui s’assemble se ressemble ", sont aussi rebelles que moi… Et parmi eux, il y en a plusieurs qui sont à risque élevé… Ma femme et mon fils, par exemple, sont dans cette catégorie. Et si je peux leur éviter d’être malade, je vais le faire… Et parmi les autres amis qui me sont cher, j’ignore qui d’entre eux sont à risques ou qui d’entres eux fréquentent des gens à risques…
Je vais écouter MA propre petite voix intérieure et suivre MA propre petite voie extérieure, celles de MON GROS BON SENS… Je vais me faire vacciner pour éviter de contaminer mes proches, mes amis, mes clients et mon public… Je pourrais ainsi rester fidèle à ma réputation du plus grand "postillonneur" (je suis en nomination à la soirée des "Caf’arts" – les "Oscar" du "Café-Théâtre de Chambly") sans provoquer de pandémie… ou de paranoïa collective ! Tant pis si le consortium pharmaceutique en profite un peu (me rendre malade les aurait avantagés aussi de toute façon) ou que les extra-terrestres fomentent leur invasion (moi je sais, de toute façon, en grand adepte de "X-Files", qu’elle est commencée depuis fort longtemps), mais je vais continuer à emmerder mon voisin avec mon gazon trop long, mes jolis pissenlits et autres merveilles de la nature… Faut choisir ses batailles !
Mais ce qui m’a fait changer d’idée finalement, c’est la perspective de faire du mal à mes proches – qui en passant, étant donné que " qui s’assemble se ressemble ", sont aussi rebelles que moi… Et parmi eux, il y en a plusieurs qui sont à risque élevé… Ma femme et mon fils, par exemple, sont dans cette catégorie. Et si je peux leur éviter d’être malade, je vais le faire… Et parmi les autres amis qui me sont cher, j’ignore qui d’entre eux sont à risques ou qui d’entres eux fréquentent des gens à risques…
Je vais écouter MA propre petite voix intérieure et suivre MA propre petite voie extérieure, celles de MON GROS BON SENS… Je vais me faire vacciner pour éviter de contaminer mes proches, mes amis, mes clients et mon public… Je pourrais ainsi rester fidèle à ma réputation du plus grand "postillonneur" (je suis en nomination à la soirée des "Caf’arts" – les "Oscar" du "Café-Théâtre de Chambly") sans provoquer de pandémie… ou de paranoïa collective ! Tant pis si le consortium pharmaceutique en profite un peu (me rendre malade les aurait avantagés aussi de toute façon) ou que les extra-terrestres fomentent leur invasion (moi je sais, de toute façon, en grand adepte de "X-Files", qu’elle est commencée depuis fort longtemps), mais je vais continuer à emmerder mon voisin avec mon gazon trop long, mes jolis pissenlits et autres merveilles de la nature… Faut choisir ses batailles !