De ce temps-ci, je pense beaucoup à mes amis, les nouveaux, les anciens, ceux que je côtoie régulièrement, ceux que je ne vois pas assez souvent, ceux qui me font terriblement du bien, les gars qui ont remplacer mon père, mes frères cosmiques, les filles qui provoque chez moi plein de tendresse, mes petites sœurs d’adoption, celles qui m’ont fait naviguer entre l’amour et l’amitié, tous ceux et celles que je ne veux désespérément pas perdre de vue…
Et j’ai le cœur gros… Triste de constater que certains sont disparus de ma vie, sans raisons, juste comme ça, parce que leur route divergeait de la mienne… Peur que cela se reproduise avec ceux qui me font du bien aujourd’hui, ceux qui me permettent de croire au bonheur, comme les autres l’ont fait dans le passé, avant de disparaître… Comme lorsque j’étais ados, je me dis aujourd’hui naïvement la même chose : « je serai là, pour eux, avec eux, toute ma vie… » Mais l’expérience passé ne me permet pas de m’accrocher aveuglément à ce souhait. Comme d’autres, ils s’éloigneront un jour… pire, je prendrai moi-même mes distances, sans raisons, parce que la vie m’amènera ailleurs… Je lutte contre cette réalité, mais ça ne sert à rien… c’est la vie un point c’est tout !
Et je me mets à écouter des chansons nostalgiques sur les amis et les amours d’une vie, et sur le temps qui passe, et qui change tout…
Et j’ai le cœur gros… Triste de constater que certains sont disparus de ma vie, sans raisons, juste comme ça, parce que leur route divergeait de la mienne… Peur que cela se reproduise avec ceux qui me font du bien aujourd’hui, ceux qui me permettent de croire au bonheur, comme les autres l’ont fait dans le passé, avant de disparaître… Comme lorsque j’étais ados, je me dis aujourd’hui naïvement la même chose : « je serai là, pour eux, avec eux, toute ma vie… » Mais l’expérience passé ne me permet pas de m’accrocher aveuglément à ce souhait. Comme d’autres, ils s’éloigneront un jour… pire, je prendrai moi-même mes distances, sans raisons, parce que la vie m’amènera ailleurs… Je lutte contre cette réalité, mais ça ne sert à rien… c’est la vie un point c’est tout !
Et je me mets à écouter des chansons nostalgiques sur les amis et les amours d’une vie, et sur le temps qui passe, et qui change tout…
* * * * *
Y m'semble qu'on est dû pour se boire
une couple de verres dans le blanc des yeux
Se dire qu'on s'aime après queq'bières,
j'mennuie de nous deux, de toé mon vieux
Comme dans le temps
Comment ça va ta vie ?
La job pis ta p'tite famille
Moi j'suis devenu c'que j'ai voulu
J'chante ma vision d' l'affaire
Pour c' qu'y est d' l'argent pas d' commentaires !
Mais parle moé pas des femmes
Non c'est l' plus grand mystère
Que Dieu a mis s’a terre
Je les aime mais j' sais pas comment faire
Pis parle moé pas d'amour
De tout c' que tu veux
D' n'importe quoi mais pas d'amour
J'te jure que j' saurais pas quoi t' dire
Non c'est vrai j' saurais pas quoi t' dire...
Souviens-toi, c'était le grand jour
Le grand pas vers le grand amour
C'était encore mieux que ça
C'était nous deux il était une fois
C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui
Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le midi, le midi
Aller viens-t-en on part autour du monde
Ensemble sur mon cheval de fer
On va descendre la butte ronde
Pour atteindre la vitesse de la lumière
Ils se sont quittés au bord du matin
Sur l'autoroute des vacances
C'était fini le jour de chance
Ils reprirent alors chacun leur chemin
Saluèrent la providence en se faisant un signe de la main
On s'accroche comme on peut
Le vent qui berce tes longs cheveux
La vie nous porte sur la route
Je t'aime. Ça n'fait aucun doute
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De la p'tit'école et d'la cour de récré ?
Quand les avions en papier ne partent plus au vent
On se dit que l'bon temps passe final'ment
Comme une étoile filante
On a pris le quatorze au hasard,
Un peu gênés
Puis ta robe a glissé dans le noir
On s'est aimés
Quand plus tard le garçon est venu
Nous apporter
Deux cafés, d'un sourire entendu
Tu t'es cachée
Il n'a pas vu que tu pleurais
L'enfance qui s'en allait
T'étais peut-être en train de jouir
Ou peut-être en train de muer
Quand tu m'as dit : Ça fait plaisir
D'savoir que l'on est le premier
Souviens-toi, c'était le grand jour
Le grand pas vers le grand amour
C'était encore mieux que ça
C'était nous deux il était une fois
On est sorti de nos trentaines
On a rechaussé notre jeunesse
Dans une voiture qui était la tienne
On s'est aimé à toute vitesse
T'étais peut-être en train de jouir
Ou peut-être en train de pleurer
Quand tu m'as dit : Ça ferait plaisir
D'savoir que je serais le dernier
J'veux pas vieillir
Avoir la vie en avant d'moi
Sans être pressé
Sans rides et sans rien à cacher
Sans trop souffrir
Sans voir mes amis me quitter
Et puis mourir
J'veux pas vieillir
Quand tes cheveux te laisseront tomber
J't'aimerai quand même
Si tes rides s'empilent pour me regarder
J't'aimerai quand même
Si tes mains ne tremblent plus juste pour moi
J't'aimerai quand même
Et si t'oublies qu'il faut que tu t'souviennes
J't'aimerai quand même
Aujourd'hui j'apprends dans l'journal
Que tu t'es tuée en moto
Dans mon cœur ça fait un peu mal
J'ai le souvenir de ces mots:
On s'accroche comme on peut
Le vent qui berce tes longs cheveux
La vie nous porte sur la route
Je t'aime....
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
De not' p'tit passage dans ce monde effréné
Après avoir existé pour gagner du temps
On s'dira que l'on était final'ment
Des étoiles filantes
Je sais qu'y s'passera jamais rien
Qu'entre toi pis moi ç'a pas d'allure
Quand j'vas r'partir au p'tit matin
On va se dire à la r'voyure...
Sais-tu au moins qu'tu m'as fais croire
Qu'il est encore possible d'être heureux ?
Comme dans le temps
J'veux pas vieillir
Retourner sur les g'noux de mon père
Les samedis soirs durant l'hiver
Jouer à cachette dans cour d'école
Jouer à me prendre pour mes idoles
Jouer au hockey dans mon quartier
Aimer l'hiver autant qu'l'été
Retrouver l'esprit de noël
Tous mes souvenirs et mes bébelles
J'veux pas vieillir
Trouver une cabane dans les bois
La barrer pis m'enfermer là
J'veux pas partir
J'veux pas mourir
T'étais sûrement pas rien qu'un kik
Mais là c'pas mal trop compliqué
Si dans vie y faut prendre des risques
Faut savoir aussi s'en aller
Ça fait que j'vas m'fermer la gueule
Et continuer mon ch'min tout seul
Avec mon p'tit coeur dans les shoe-claques
Pis ton sourire dans mon pack-sack
Mais tsé tu peux m'rappeler pareil
T'es comme mon p'tit rayon d'soleil
Dans ce monde complèt'ment fucké
Où j'aurais p't'être eu besoin d'toé
Ça fait que si à soir t'as envie de rester
Avec moi la nuit est douce on peut marcher
Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps
J'aimerais çà que tu sois pour un moment
Mon étoile filante
Comme dans le temps
Il rentra chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle est descendue là-bas dans le midi
C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui
Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
Que des étoiles filantes
[Titre (interprètes) : Comme dans le temps & Parle moi d’toi (Kaïn), Il était une fois nous deux (Joe Dassin), Une belle histoire (Michel Fugain), Cheval de fer (Okoumé), Les étoiles filantes & Ces temps-ci (Les cowboys fringants), La lune et le miel (Lynda Lemay), J'veux pas vieillir (Boom Desjardins), J't'aimerai quand même (Andrée Watters)]
* * * * *
Toutes ces chansons réussissent à m’arracher une larme ou deux pas jour. Et je les réécoute à tous les jours. Suis-je maso pour autant ? Non ! Ce sont mes « réveils-vie ». Elles sont là pour me sortir de ma solitude, pour me ramener à la vie, pour me rappeler que j’aime et que je suis aimé, qu’il y aura toujours près de moi quelqu’un pour échanger, rire, pleurer, jouir… quelqu’un à protéger, dorloter, admirer, seconder, taquiner, séduire… Rien n’a de sens dans ma vie si je ne peux pas le partager, le communiquer, l’exprimer à quelqu’un de confiance qui saura y réagir avec authenticité.
Alors, je les écoute encore, parce que chacune d’elles me rappellent un(e) ou plusieurs ami(es).
Elles me rappellent aussi que je ne peux pas stopper le temps et, mieux encore, que le changement est souhaitable et nécessaire : parce que la vie, « c’est un beau roman, c’est une belle histoire » ; parce que nous croiserons toujours, en alternance, de véritables perles rares, «des étoiles filantes », qui passeront rapidement dans notre firmament pour, l’espace d’un bref instant, nous permettre de réaliser nos souhaits les plus fous…
Merci à toutes ces constellations d’étoiles qui m’ont émerveillé, de l’ado anxieux que j’étais à l’enfant spontané que je suis redevenu en vieillissant, en passant par l’adulte qui essai de maintenir tout ça en équilibre et de vous le rendre au centuple…
Merci Jean-Pierre, Frédéric, France, Sylvie, Robert, Alain, Daniel, Nancy, Danielle, Sylvie, Hélène, Martine, Thérèse, Hélène, Marie-Claude, Dominique, Dany, Sophie, Marie-Pascale, Vincent, Lucienne, Michelle, Sandra, Nathalia, Dominique, Louise, Jean-Marc, Dany, France, Robert, Patricia, Caroline, Sonia, France, Christian, Réjean, Natalie, Gilles, Doris, Marcel, Patricia, Yvan, Benoît, Marie-Christine, Cindy et tous les autres que j’ai oublié ou que je ne connais pas encore…
J’ai hâte de vous voir ou de vous revoir, de vous connaître ou de vous redécouvrir, comme si chaque instant passé avec vous était un véritable privilège, un moment unique, même si mille fois répétés...
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