La solitude me pèse. Je me suis toujours fait croire que j’aimais ma solitude, parce que mes hobbies sont principalement, depuis toujours, solitaire et contemplatif : écrire, dessiner, faire des montages photos, audio ou vidéo, écouter de la musique, inventer des jeux de société, rêver tout éveillé, jouer à des jeux d’ordi, rouler les fenêtres ouvertes sur une route de campagne, observer les fleurs pousser, faire une sieste bercé par le souffle du vent, le crépitement d’un feu ou la cadence des vagues sur une plage de la Gaspésie…
J’aime encore toutes ces activités, mais aujourd’hui je réalise qu’elles n’ont de sens que si un(e) ami(e) est là pour : lire, contempler ou commenter mes œuvres, frissonner avec moi, en même temps que moi, en se laissant émouvoir par la même scène d’un film ou le même passage d’une chanson, jouer avec moi pour tester mes jeux au fur et à mesure de leur évolution, me permettre de les regarder, de les admirer et de m’inspirer de leur beauté, de leur humour et de leur intelligence, m’accompagner dans mes trips de char, les cheveux au vent et une main sur ma cuisse, poser leur tête sur ma poitrine et dormir comme un bébé sous mes ailes protectrices, ou faire l’amour sauvagement, tendrement ou en riant, en suivant le rythme des vagues ou la symphonie matinale des oiseaux « corde-à-linge »…
Nos amis, nos amours, même s’ils ne sont que de passage dans notre trop courte vie, constituent la réelle richesse de celle-ci ; même si, c’est une certitude, ils vont tous, tôt ou tard, s’éloigner de nous, leur présence multiplie nos petits bonheurs de la vie. Comprenez-moi bien, je ne dis pas que rien n’est intéressant dans la vie, je dis que de partager nos expériences avec nos amis les rendent encore plus riche et savoureuse – comme la crème fraîche ! C’est le message que je cherchais à exprimer dans mon premier textes sur Les amis de passage. Malheureusement, c’est la mélancolie et la nostalgie qui ont pris toute la place et certains de mes amis ont bien cru, en me lisant, que j’étais dépressif.
Je ne suis pas vraiment dépressif, sauf que je traîne depuis des années de vieux sentiments de tristesse, dû à des deuils moins bien résolu qu’il ne le faudrait… Seul, je suis plutôt mélancolique. J’ai déjà dis, quelque part : « Je suis nostalgique d'une enfance que je n'ai jamais eue ». Je n’ai qu’à regarder mon fils vivre pour me dire que j’aurais aimé vivre sa vie, son enfance, son adolescence... J’aimerais revenir en arrière et recommencer avec tout ce que je sais maintenant sur la vie, l’amitié, l’amour… Et oui ! Le fait d’avoir côtoyer de si belles jeunes femmes dans la troupe de théâtre m’a donné le goût d’avoir 20 ans de moins. J’ai fantasmé, forcément, sur ce que pourrait être ma vie actuellement si, plus jeune, j’avais fais ceci ou cela… ou si mes parents auraient été ceci ou cela… De ce temps-ci, j’ai de la difficulté à faire le deuil de ce genre de rêverie.
Ma femme m’a demandé l’autre jour : « Et toi José, qu’est-ce que t’aimerais faire quand tu seras grand ? » Il est peut-être temps que je grandisse un peu. Depuis le mois de mai, je me comporte comme Peter Pan au pays imaginaire. Ma première vraie expérience de théâtre m’a fait complètement décrocher de ma vie, comme si ce que j’y vivais, était du domaine du rêve, plutôt que de celui de la réalité. Et maintenant que c’est fini, je trouve difficile de retourner dans mon quotidien, ma routine, mon travail... C’est un peu ça aussi la cause de ma nostalgie. Et j’avoue avoir le réflexe de m’enfermer dans mon monde imaginaire, dans cette mélancolie d’une vie que je n’ai pas eu, autre qu’en rêve, de m’isoler, même quand je suis avec les autres, de retourner à cette solitude que je croyais aimer.
Parfois, je déprime parce que je me dis, comme plusieurs de mes clients, que j’aurais aimé ne jamais avoir toucher au bonheur, ne jamais avoir rencontrer telle ou telle personne qui me fait du bien… parce que tôt ou tard, le bonheur s’estompe et les personnes disparaissent de notre vie. C’est tellement ridicule de penser comme ça. C’est comme une femme qui m’a avouer, un jour, adorer les chats, mais s’empêcher d’en avoir par peur que, par accident, il quitte sa maison et ne revienne jamais.
Bien au contraire, si tu aimes les chats, tu dois prendre le risque d’en avoir. Si tu es en amour, tu dois prendre le risque de t’engager, même si on ne peut rien garantir sur la longévité de la relation. Si tu aime tes amis, tu dois oser leur dire, les fréquenter et prendre le risque qu’il s’éloigne de toi un jour… ça ne sert à rien d’anticiper leur départ, il est de toute façon inévitable. Il faut plutôt se concentrer sur chaque instant passé en leur compagnie, savourer chacun de leurs sourires, câlins, caresses, compliments, être là quand ils ont envie de te voir, les solliciter quand tu veux partager ou échanger avec eux, et surtout : vivre pleinement ! Pour être heureux, continuer à les intéresser et avoir quelque chose à partager.
Finalement, vivre, aimer, s’engager, c’est comme plonger dans une piscine, on ne peut pas se contenter de tremper son gros orteil de temps en temps et attendre que l’eau soit toujours à la température idéale.
Je vous aime beaucoup mes amis : j’espère que vous vous reconnaissez ! J’ai décidé de grandir et de plonger pour de bon. N’hésitez pas à plonger vous aussi, car au pire, on devra juste suivre quelques cours de natation ensemble…
En conclusion, les chansons que j’écoute de ce temps-ci sont, je vous l’accorde, plutôt mélancolique. Par contre, certaines sont vraiment des « réveils-vie » parce qu’elles décrivent bien pourquoi les amis sont aussi importants, malgré leur départ inévitable. Et pour être honnête, les larmes qu’elles m’arrachent sont souvent des larmes de joies. Et j’en écoute d’autres aussi qui me rappelle l’importance des amis, la beauté de la vie, et l’espoir que, malgré tout, la vie vaille vraiment la peine d’être vécu…
J’aime encore toutes ces activités, mais aujourd’hui je réalise qu’elles n’ont de sens que si un(e) ami(e) est là pour : lire, contempler ou commenter mes œuvres, frissonner avec moi, en même temps que moi, en se laissant émouvoir par la même scène d’un film ou le même passage d’une chanson, jouer avec moi pour tester mes jeux au fur et à mesure de leur évolution, me permettre de les regarder, de les admirer et de m’inspirer de leur beauté, de leur humour et de leur intelligence, m’accompagner dans mes trips de char, les cheveux au vent et une main sur ma cuisse, poser leur tête sur ma poitrine et dormir comme un bébé sous mes ailes protectrices, ou faire l’amour sauvagement, tendrement ou en riant, en suivant le rythme des vagues ou la symphonie matinale des oiseaux « corde-à-linge »…
Nos amis, nos amours, même s’ils ne sont que de passage dans notre trop courte vie, constituent la réelle richesse de celle-ci ; même si, c’est une certitude, ils vont tous, tôt ou tard, s’éloigner de nous, leur présence multiplie nos petits bonheurs de la vie. Comprenez-moi bien, je ne dis pas que rien n’est intéressant dans la vie, je dis que de partager nos expériences avec nos amis les rendent encore plus riche et savoureuse – comme la crème fraîche ! C’est le message que je cherchais à exprimer dans mon premier textes sur Les amis de passage. Malheureusement, c’est la mélancolie et la nostalgie qui ont pris toute la place et certains de mes amis ont bien cru, en me lisant, que j’étais dépressif.
Je ne suis pas vraiment dépressif, sauf que je traîne depuis des années de vieux sentiments de tristesse, dû à des deuils moins bien résolu qu’il ne le faudrait… Seul, je suis plutôt mélancolique. J’ai déjà dis, quelque part : « Je suis nostalgique d'une enfance que je n'ai jamais eue ». Je n’ai qu’à regarder mon fils vivre pour me dire que j’aurais aimé vivre sa vie, son enfance, son adolescence... J’aimerais revenir en arrière et recommencer avec tout ce que je sais maintenant sur la vie, l’amitié, l’amour… Et oui ! Le fait d’avoir côtoyer de si belles jeunes femmes dans la troupe de théâtre m’a donné le goût d’avoir 20 ans de moins. J’ai fantasmé, forcément, sur ce que pourrait être ma vie actuellement si, plus jeune, j’avais fais ceci ou cela… ou si mes parents auraient été ceci ou cela… De ce temps-ci, j’ai de la difficulté à faire le deuil de ce genre de rêverie.
Ma femme m’a demandé l’autre jour : « Et toi José, qu’est-ce que t’aimerais faire quand tu seras grand ? » Il est peut-être temps que je grandisse un peu. Depuis le mois de mai, je me comporte comme Peter Pan au pays imaginaire. Ma première vraie expérience de théâtre m’a fait complètement décrocher de ma vie, comme si ce que j’y vivais, était du domaine du rêve, plutôt que de celui de la réalité. Et maintenant que c’est fini, je trouve difficile de retourner dans mon quotidien, ma routine, mon travail... C’est un peu ça aussi la cause de ma nostalgie. Et j’avoue avoir le réflexe de m’enfermer dans mon monde imaginaire, dans cette mélancolie d’une vie que je n’ai pas eu, autre qu’en rêve, de m’isoler, même quand je suis avec les autres, de retourner à cette solitude que je croyais aimer.
Parfois, je déprime parce que je me dis, comme plusieurs de mes clients, que j’aurais aimé ne jamais avoir toucher au bonheur, ne jamais avoir rencontrer telle ou telle personne qui me fait du bien… parce que tôt ou tard, le bonheur s’estompe et les personnes disparaissent de notre vie. C’est tellement ridicule de penser comme ça. C’est comme une femme qui m’a avouer, un jour, adorer les chats, mais s’empêcher d’en avoir par peur que, par accident, il quitte sa maison et ne revienne jamais.
Bien au contraire, si tu aimes les chats, tu dois prendre le risque d’en avoir. Si tu es en amour, tu dois prendre le risque de t’engager, même si on ne peut rien garantir sur la longévité de la relation. Si tu aime tes amis, tu dois oser leur dire, les fréquenter et prendre le risque qu’il s’éloigne de toi un jour… ça ne sert à rien d’anticiper leur départ, il est de toute façon inévitable. Il faut plutôt se concentrer sur chaque instant passé en leur compagnie, savourer chacun de leurs sourires, câlins, caresses, compliments, être là quand ils ont envie de te voir, les solliciter quand tu veux partager ou échanger avec eux, et surtout : vivre pleinement ! Pour être heureux, continuer à les intéresser et avoir quelque chose à partager.
Finalement, vivre, aimer, s’engager, c’est comme plonger dans une piscine, on ne peut pas se contenter de tremper son gros orteil de temps en temps et attendre que l’eau soit toujours à la température idéale.
Je vous aime beaucoup mes amis : j’espère que vous vous reconnaissez ! J’ai décidé de grandir et de plonger pour de bon. N’hésitez pas à plonger vous aussi, car au pire, on devra juste suivre quelques cours de natation ensemble…
En conclusion, les chansons que j’écoute de ce temps-ci sont, je vous l’accorde, plutôt mélancolique. Par contre, certaines sont vraiment des « réveils-vie » parce qu’elles décrivent bien pourquoi les amis sont aussi importants, malgré leur départ inévitable. Et pour être honnête, les larmes qu’elles m’arrachent sont souvent des larmes de joies. Et j’en écoute d’autres aussi qui me rappelle l’importance des amis, la beauté de la vie, et l’espoir que, malgré tout, la vie vaille vraiment la peine d’être vécu…
* * * * *
C'est un beau roman, c'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui
Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le midi, le midi
Ils se sont cachés dans un grand champ de blé
Se laissant porter par les courants
Se sont racontés leur vie qui commençait
Ils n'étaient encore que des enfants, des enfants
Qui s'étaient trouvés au bord du chemin
Sur l'autoroute des vacances
C'était sans doute un jour de chance
Qui cueillirent le ciel au creux de leurs mains
Comme on cueille la providence
Refusant de penser au lendemain
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Juste comme ça, tranquillement
Pas loin du Carré Saint Louis
C'est qu'avec toi je suis bien
Et qu'j'ai pu l'goût d'm'en faire
Parce que tsé voir trop loin
C'pas mieux qu'd'regarder en arrière
Je me souviens d'un rêve
Je me souviens d'un roi
D'un été qui s'achève
D'une maison de bois
Je me souviens du ciel
Je me souviens de l'eau
D'une robe en dentelle
Déchirée dans le dos
Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines
C'est la rivière de notre enfance
Hakuna Matata,
Mais quelle phrase magnifique !
Hakuna Matata,
Quel chant fantastique !
Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,
Sans aucun souci,
Philosophie
Baigné dans la lumière d'une aurore boréale
Réaliser que la beauté est sidérale
Ralentir le rythme de la course folle
Folâtrer un instant sans but, sans boussole
Rester allongé sur le sable donner des sourires sur la plage
S'amuser à perdre le temps laisser l'été avoir 15 ans
Passer ses journées en ballades sous la pluie goûter les nuages
Braver sur ma moto le vent laisser l'été avoir 15 ans
Sentir le vent caresser son visage
Ajuster sa mire, se fondre au paysage
Ajouter des secondes au film de sa vie
Vidanger son cerveau, tomber endormi
Pour la peine il y a le soleil l'été sur mes jours
Y'é jamais pareil c'est un gros câlin pour guérir nos chagrins
Pour l'amour il y a les étoiles tombées dans nos yeux
Jamais malheureux quand d'un gros câlin on guérit nos chagrins
Laisser la poésie décider de son sort
Sortir au matin et accepter la mort
Mordre dans la vie sans penser à demain
Maintenir le cap tout droit vers son destin...
Partir, bon Dieu ! partir
Sans savoir où l'on va,
Faire de la planche à voile
Au détour d'un delta,
D'accord, on prend la fuite :
Imaginons la suite,
Pour un mois pour un an,
J'sais pas.
Awèye embarque ma belle, j'amène n'importe où
On va bûcher du bois, gueuler avec les loups ouais...
J'veux jamais t'entendre dire jamais
Ma vieille Volks m'appelle, viens donc faire un tour
On va faire les fous on va faire l'amour
Pis j'te jure qu'on va vivre vieux
Je t'aurai vue nager
Sous un ciel d'occident,
Rêver tout éveillée
Devant un océan,
Un été éternel
D'un amour aquarelle,
C'est pas original
C'est bleu carte postale.
À mort la mornitude, viens t'coller dans ma solitude
On pourrait prendre la route, jusqu'à temps qu'on trouve le boute
On va s'creuser un trou, perdu quelque part au bout du monde
On n'aura pas d'argent, on fera pousser des enfants
Et si l'on revient moins riches,
Qu'est-ce que ça peut faire ?
D'ailleurs qui seront les riches ?
C'est pas notre affaire.
Je rêve d'une route en plein soleil,
D'île aux oiseaux
Où nous aurions toujours sommeil.
Et si l'on revient moins riches,
C'est peut-être mieux.
Avant que l'on en finisse,
Avant d'être vieux,
On aura eu des souvenirs,
Des nuits entières
A rêver sans dormir
Chuis fatigué de devoir, fatigué d'entendre tout l'monde me dire
Comment respirer, comment j'devrais agir
J'ai envie de r'trouver c'que j'étais, tout de c'que j'voulais devenir
R'trouver la sainte paix juste un bonne fois pour de vrai
Malgré les vieilles amertumes
Et les amours qui passent
Les chums qu'on perd dans brume
Et les idéaux qui se cassent
La vie s'accroche et renaît
Comme les printemps reviennent
Dans une bouffée d'air frais
Qui apaise les coeurs en peine
Icitte à soir, y mouille à siot
On a donné un pas pire show
Le motel est pas vraiment swell
Une chance t'es là pis qu'j'te trouve belle...
Et puis toé ma p'tite soeur
Es-tu toujours aussi perdue?
C'est ti encore la grande noirceur?
Ou ben si t'as r'pris le dessus?
Tsé qu'la vie est parsemée de p'tites misères
Faut pas t'en faire...
Anyway chu content que tu r'viennes
T'arrives en même temps qu'l'automne
Tsé qu'ça m'a fait ben d'la peine
De t'voir partir ma mignonne...
Sais-tu au moins qu'tu m'as fait croire
Qu'il est encore possible d'être heureux ?
Pis ça c'est c'qu'on appelle d'l'espoir
Espérer, parce que ça vaut la peine
C'est pas toujours la haine, c'est aussi de l'amour
Espérer, parce que tu es en vie
Même si t'as pas choisi, ni l'endroit, ni le jour
Ça fait que si à soir t'as envie de rester
Avec moi la nuit est douce on peut marcher
Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps
J'aimerais çà que tu sois pour un moment
Mon étoile filante
Espérer, et encore et encore
A fatiguer la mort, à la faire hésiter
Espérer, parce que la terre est belle
Quand une étoile s'éteint, elle n'éteint pas le ciel
Hakuna Matata !
[Titre (interprètes) : Une belle histoire (Michel Fugain), Les étoiles filantes & Ces temps-ci & Toune d’automne (Les Cowboys Fringants), La rivière de notre enfance (Garou et Michel Sardou), Hakuna Matata (du Roi lion), Le repos du guerrier (Mes Aïeux), Laisser l'été avoir 15 ans (Claude Dubois), Espérer & Si l’on reviens moins riche (Michel Sardou), Embarque ma belle (Kaïn)]
C'est une romance d'aujourd'hui
Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le midi, le midi
Ils se sont cachés dans un grand champ de blé
Se laissant porter par les courants
Se sont racontés leur vie qui commençait
Ils n'étaient encore que des enfants, des enfants
Qui s'étaient trouvés au bord du chemin
Sur l'autoroute des vacances
C'était sans doute un jour de chance
Qui cueillirent le ciel au creux de leurs mains
Comme on cueille la providence
Refusant de penser au lendemain
Si je m'arrête un instant
Pour te parler de la vie
Juste comme ça, tranquillement
Pas loin du Carré Saint Louis
C'est qu'avec toi je suis bien
Et qu'j'ai pu l'goût d'm'en faire
Parce que tsé voir trop loin
C'pas mieux qu'd'regarder en arrière
Je me souviens d'un rêve
Je me souviens d'un roi
D'un été qui s'achève
D'une maison de bois
Je me souviens du ciel
Je me souviens de l'eau
D'une robe en dentelle
Déchirée dans le dos
Ce n'est pas du sang qui coule dans nos veines
C'est la rivière de notre enfance
Hakuna Matata,
Mais quelle phrase magnifique !
Hakuna Matata,
Quel chant fantastique !
Ces mots signifient
Que tu vivras ta vie,
Sans aucun souci,
Philosophie
Baigné dans la lumière d'une aurore boréale
Réaliser que la beauté est sidérale
Ralentir le rythme de la course folle
Folâtrer un instant sans but, sans boussole
Rester allongé sur le sable donner des sourires sur la plage
S'amuser à perdre le temps laisser l'été avoir 15 ans
Passer ses journées en ballades sous la pluie goûter les nuages
Braver sur ma moto le vent laisser l'été avoir 15 ans
Sentir le vent caresser son visage
Ajuster sa mire, se fondre au paysage
Ajouter des secondes au film de sa vie
Vidanger son cerveau, tomber endormi
Pour la peine il y a le soleil l'été sur mes jours
Y'é jamais pareil c'est un gros câlin pour guérir nos chagrins
Pour l'amour il y a les étoiles tombées dans nos yeux
Jamais malheureux quand d'un gros câlin on guérit nos chagrins
Laisser la poésie décider de son sort
Sortir au matin et accepter la mort
Mordre dans la vie sans penser à demain
Maintenir le cap tout droit vers son destin...
Partir, bon Dieu ! partir
Sans savoir où l'on va,
Faire de la planche à voile
Au détour d'un delta,
D'accord, on prend la fuite :
Imaginons la suite,
Pour un mois pour un an,
J'sais pas.
Awèye embarque ma belle, j'amène n'importe où
On va bûcher du bois, gueuler avec les loups ouais...
J'veux jamais t'entendre dire jamais
Ma vieille Volks m'appelle, viens donc faire un tour
On va faire les fous on va faire l'amour
Pis j'te jure qu'on va vivre vieux
Je t'aurai vue nager
Sous un ciel d'occident,
Rêver tout éveillée
Devant un océan,
Un été éternel
D'un amour aquarelle,
C'est pas original
C'est bleu carte postale.
À mort la mornitude, viens t'coller dans ma solitude
On pourrait prendre la route, jusqu'à temps qu'on trouve le boute
On va s'creuser un trou, perdu quelque part au bout du monde
On n'aura pas d'argent, on fera pousser des enfants
Et si l'on revient moins riches,
Qu'est-ce que ça peut faire ?
D'ailleurs qui seront les riches ?
C'est pas notre affaire.
Je rêve d'une route en plein soleil,
D'île aux oiseaux
Où nous aurions toujours sommeil.
Et si l'on revient moins riches,
C'est peut-être mieux.
Avant que l'on en finisse,
Avant d'être vieux,
On aura eu des souvenirs,
Des nuits entières
A rêver sans dormir
Chuis fatigué de devoir, fatigué d'entendre tout l'monde me dire
Comment respirer, comment j'devrais agir
J'ai envie de r'trouver c'que j'étais, tout de c'que j'voulais devenir
R'trouver la sainte paix juste un bonne fois pour de vrai
Malgré les vieilles amertumes
Et les amours qui passent
Les chums qu'on perd dans brume
Et les idéaux qui se cassent
La vie s'accroche et renaît
Comme les printemps reviennent
Dans une bouffée d'air frais
Qui apaise les coeurs en peine
Icitte à soir, y mouille à siot
On a donné un pas pire show
Le motel est pas vraiment swell
Une chance t'es là pis qu'j'te trouve belle...
Et puis toé ma p'tite soeur
Es-tu toujours aussi perdue?
C'est ti encore la grande noirceur?
Ou ben si t'as r'pris le dessus?
Tsé qu'la vie est parsemée de p'tites misères
Faut pas t'en faire...
Anyway chu content que tu r'viennes
T'arrives en même temps qu'l'automne
Tsé qu'ça m'a fait ben d'la peine
De t'voir partir ma mignonne...
Sais-tu au moins qu'tu m'as fait croire
Qu'il est encore possible d'être heureux ?
Pis ça c'est c'qu'on appelle d'l'espoir
Espérer, parce que ça vaut la peine
C'est pas toujours la haine, c'est aussi de l'amour
Espérer, parce que tu es en vie
Même si t'as pas choisi, ni l'endroit, ni le jour
Ça fait que si à soir t'as envie de rester
Avec moi la nuit est douce on peut marcher
Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps
J'aimerais çà que tu sois pour un moment
Mon étoile filante
Espérer, et encore et encore
A fatiguer la mort, à la faire hésiter
Espérer, parce que la terre est belle
Quand une étoile s'éteint, elle n'éteint pas le ciel
Hakuna Matata !
[Titre (interprètes) : Une belle histoire (Michel Fugain), Les étoiles filantes & Ces temps-ci & Toune d’automne (Les Cowboys Fringants), La rivière de notre enfance (Garou et Michel Sardou), Hakuna Matata (du Roi lion), Le repos du guerrier (Mes Aïeux), Laisser l'été avoir 15 ans (Claude Dubois), Espérer & Si l’on reviens moins riche (Michel Sardou), Embarque ma belle (Kaïn)]
2 commentaires:
As tu vu le film Into the Wild?
Tu devrais. Je suis sûre que tu t'y retrouverais beaucoup...
Tu as sûrement raison. Je viens de regarder la bande annonce et elle m'a arraché larmes et frissons...
Merci Gabrielle !
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