lundi 9 juin 2008

Jouer (acte 4 : Les bas et les hauts d'une thérapie)

Quand j’étais petit – oui, j’ai déjà été petit, même qu’on me trouvait trop maigrichon – on riait de moi pour toutes sortes de raisons. J’étais trop pâle, trop petit, trop gros (plus tard!), trop efféminé – mon prénom leur faisait croire que j’étais une fille – pas assez sportif, pas assez fort, pas assez beau, trop maladroit… trop ou pas assez quoi, vous avez compris le principe.

Si bien que j’ai développé beaucoup de malaises socialement. Je me suis isolé et comme mes parents n’étaient pas très disponible, je me suis réfugié dans l’imaginaire. Résultat, je suis devenu (surtout à l’adolescence) un carencé affectif et un anxieux sociale (très proche de la phobie sociale). Mais, je me suis créé des mondes imaginaires fabuleux ; mes jeux symboliques d’enfant sont devenu les romans de l’adolescence, j’ai dessiné, écrit de la poésie naïve et inventé des jeux de société. Je suis devenu un introverti qui s’exprimait, discrètement, à travers son art. En fait, je faisais de l’art qui ne dérangeait personne. Mais, pendant longtemps, c’était le seul talent qu’on me reconnaissait avant que je ne redevienne un jour, pas assez ou trop… Et je continuais à m’isoler et à éviter tout ce qui me rendait anxieux.

Pourtant, en famille, avec mes amis – un à la fois, pas plus ! – ou seul dans ma chambre, avec mon ami imaginaire, je jouais. J’actais des combats à l’épée, comme si j’étais Dartagnan, je dansais, je racontais des aventures de personnages que j’avais inventé, je montais des petits spectacles où je devenais tour à tour l’animateur, l’humoriste, le chanteur – je me prenais pour Michel Sardou dès mon jeune âge – ou le clown. Mes proches me trouvaient bien drôle, joyeux, amusant… C’est ce côté histrionique qui m’a sauvé de la dépression, je pense.
Mais c’est un côté, qui a l’âge adulte, a toujours été brimé. Je suis vite devenu quelqu’un de pas assez sérieux, ridicule, vantard, qui aime attiré l’attention, niaiseux, pas assez ou trop… et je suis retourné dans mon imaginaire, un peu trop passif, pour en être vraiment heureux.

Puis, j’en ai eu assez ! Je me suis dis, ça suffit ! J’ai le goût d’exploser, de devenir l’histrionique qui sommeille en moi. J’ai explosé timidement. J’ai commencé par diffuser à l’univers entier mes idées, mes pensées. J’ai créé M Psytami pour me diffuser. J’ai essayer de publier des nouvelles de science-fiction, de terminer un roman, j’ai commencé un blog, deux blog, trois blog – faut les chercher sur le net, je ne donne pas mon adresse à n’importe qui. Je me suis aussi tapé une psychothérapie pour essayer de faire débloquer tout ça…

Puis, j’ai eu un éclair de génie. J’ai repensé à mes jeux d’enfant et je me suis dis : et si je jouais ! Si je faisais du théâtre au lieu de me faire du cinéma. C’est devenu un objectif thérapeutique : m’inscrire à un cours de théâtre pour enfin me permettre d’être ce que je suis ! M’affirmer, m’exposer devant une foule, braver ma peur du ridicule, me foutre d’avoir l’air trop ou pas assez, sortir de mon isolement, socialiser, développer des amitiés sincères, développer ma créativité, apprendre à exprimer mes émotions, m’éclater, vivre intensément !

Je l’ai fais ! Comme en témoigne au moins quatre textes sur mon blog, jusqu’à maintenant.

Cette prémisse complété, je vous offre ci-dessous une série de courriels qui illustre bien les hauts et les bas d’une expérience théâtrale hors du commun. Imaginez-vous, 19 personnes, que rien ne prédestinait à se rencontrer, avec chacun leur bibittes personnelles, se sont côtoyer pendant 10 mois, puis ensemble, sont monté sur scène pour un marathon de 12 représentations… Pas étonnant qu’il y ait un mauvais jour pour certain d’entre eux. Ce soir là, c’était moi. Et les autres ont fait preuve d’une générosité, d’une solidarité et d’une franchise remarquable qui m’ont fait grandir et évoluer comme aucune thérapie n’a réussit à le faire jusqu’à maintenant !

Merci ! Et je ne fais que me répéter quand je vous dis que je vous aime fort, très fort ! Mais vous le méritez pleinement ! Vous avez des doutes ? Relisez vos propres courriels, ci-dessous, et ils se dissiperont…

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A une petite chose, l’inquiétude donne une grande ombre.
[Proverbe Suédois]

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Samedi, 7 juin, Minuit (après la troisième représentation).

Je suis seul et triste. Je me rends compte que je vis très mal ma performance de ce soir. Je me suis senti ridicule avec mes bottes déchirées au milieu de ma scène. Je me suis senti incapable de me concentrer quand j'entendais le Cavalier et le Tire-laine s'agité au milieu de ma tirade. J'ai eu l'impression de ne pas être aussi bon que la veille.

Et avec la façon dont s'est terminé ma soirée: resto fermé, amis qui ont hâte de rentrer, groupes dispersés dans différents bar, manque d'intérêt pour la bière, fils reparti à St-Hyacinthe...

Je me retrouve seul, avec un feeling d'abandon que je ne pensais vraiment pas ressentir ce soir. J'aurais eu besoin de plus de feedback ce soir, parce que je me sentais mal, et c'est le contraire qui est arrivé. Un peu par ma faute, je dois dire que j'étais trop frustré pour aller en demander, je comptais sur ma soirée pour en parler une fois le ventre rassasié. Et vlan ! Je me retrouve le bec à l'eau, mais ça ne me coule pas dessus comme sur le dos d'un canard.

Je me rend compte que je suis bien plus fragile que je ne le pensais finalement. Et que j'ai plus d'habileté à rassurer les autres que moi-même. Et que votre présence, vos opinions, compte encore plus que je ne me l'imaginais.

Mon malaise est tel que si je devais retourner en spectacle demain, j'irais de reculons.

Donc au risque de paraître téteux, est ce que quelqu'un pourrait me rassurer sur ma performance d'hier soir ? Ou m'aider à comprendre ce qui m'arrive ?

Je vais essayer de bien me reposer pour revenir dans un meilleur état d'esprit, et essayer de me convaincre que ça vaille la peine de me présenter à la programmation 2009.

Merci d'avance et à Mercredi.

Un tout petit José déprimé.

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C’est bien parce que certaines paroles nous tuent que d’autres peuvent nous ressusciter.
[Christian Bobin]

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Dimanche, 8 Juin 2008, 01 h 30.

Salut José! J'avoue que ce soir le monde ont quitté assez rapidement mais j'crois que c'était pour arriver a l'heure au restaurant. Finalement, Pépé était fermé, la pizzietta aussi. Mais à propos de ce soir, j'avoue qu'Annie rajoutait des réactions ''un peu fort'' mais sa fait deux soir de suite que je regarde la scène de la régie… et j'ai l'impression qu'elle a vraiment envie que les gens embarquent. Quand t’as fini ton combat elle applaudit et dit bravo 5-6 fois et tape des main en regardant le public en voulant dire ''hey applaudissez vous aussi''. Mais de la à croire que c’est un cas de déprime. Y a juste a des places où tu parlait moins fort : quand tu dis « le quart de la moitié du commencement d'une » ou « les trois lettres qui forme le mot SOT!!! » Mais à part ça, té très crédible. J'adore cette scène là.Et comme Donald m'a dit. Parce que je croyais que les gens s'ennuyait pendant Cyrano. Et il m'as dit que le feedback qui a eu des gens, c’est que Cyrano les surprend. En voulant dire que... c’est tellement différent des autres sketchs... ça les surprend et sont plus attentifs vu que c’est un humour différent. C'est sur, y a peut-être quelques personnes que ça l'ennuie, mais la... on peut pas rien faire pour eux.
C'était pas si terrible que ça José, fais toi en pas. Notre Cyrano va nous revenir en force la semaine prochaine j'en suis certain :)

Salut !

Kévin.

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Dimanche 1h30,

Je dois dire d'entrée de jeu que je comprends ton feeling José, je me sentais un peu comme çà après la représentation de vendredi après avoir eu un blanc sur une réplique que j'avais l'habitude de dire les yeux fermés. Michel ne nous a t-il pas dit qu'il n'y avait pas de représentation parfaite ? C'est drôle comme la perception peut être différente d'un individu à un autre. Avant de lire ton courriel, j'ai écrit mes états d'âme. Les voici.

Ce soir, c'était la troisième représentation de "La même chose s'il vous plait". Je n'ai pas l'habitude d'écrire mes états d'âme (je l'sais j'me répète mais c'était déjà écrit !!!). Habituellement, je laisse çà à José qui a tellement une belle plume dans ce domaine (c'est sûr y é psy). Mais ce soir, je ressentais le besoin de coucher sur papier ce sentiment de bonheur qui m'envahit pour pouvoir me relire plus tard et me rappeler l'état dans lequel je suis présentement.

A mon sens, je crois que nous avons offert ce soir une prestation MAGISTRALE et je pèse mes mots. Et pour la première fois de ma vie, je ne dis même pas çà en fonction de la foule mais bien selon mon évaluation personnelle. J'ai eu de très beaux commentaires comme des gens qui m'appelaient Robert ou qui me disaient "nous autres, dans le domaine de la bière...", mais ce soir, ça va plus loin que çà. Je suis fier de moi, je suis fier de nous, non pas par rapport à ce que les gens pensent, mais par rapport à ce que je pense.

Je discutais avec Véro en coulisses, avant d'entrer en scène pour "Vaudeville" et je lui rappelais que lors du choix de la pièce, elle m'avait dit qu'elle ne voulait pas jouer Cyrano. J'avais aussi le même feeling, mais je crois sincèrement aujourd'hui que cette pièce ne serait pas la même sans Cyrano. Je trouvais que c'était une pièce inaccessible, voire incompréhensible (a la première lecture) pour nous et pour le public... Est-ce que je m'étais mis un doigt dans l'oeil ?!? Quel bonheur de pouvoir jouer ces personnages plus grands que nature, quel bonheur de les jouer en commedia, quel bonheur de les jouer avec vous.

Je ne blaguais pas à ceux a qui j'ai dit "Y en reste juste 9". J'appréhende tellement le 28 juin qui mettra un terme à une si belle aventure.

Je revenais chez moi par la 112, les fenêtres ouvertes (Y a tu fait chaud !?!) en écoutant de la musique classique (ce qui n'est pas nécessairement mon genre) avec un tel sentiment de bien-être que si quelqu'un m'aurait vu, il aurait eu le goût de me dire "enlève ce sourire imbécile de ton visage". (non non c'était pas Robert).

Et toi José dans tout çà, tu es l'épine dorsale, "l'étincelle dont tout jaillit". Alors arrête d'être aussi dur avec toi et ne me dis pas que tu ne reviendra pas en 2009, ce serait du gaspillage...

Je vous aime tous autant que vous êtes...

Benoit XVI

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José, José, José, il ne faut pas s'en faire nous faisons tous un jour ou l’autre quelques erreurs et c'est normal nous sommes des humain après tout. Les gens sont venu dans l'intérêt d 'être divertis et rire, si tu as réussis a les faire rire avec un mini accident c'est un plus pour eux.
Je te comprends, j'ai tellement eu d'adrénaline mélangé avec la nervosité, j’avais beau savoir mon texte par coeur quand on arrive sur scène, il se peut qu’on l’oublis... ça fait partie du métier d’être comédien. Nous ne pouvons être à 100% parfait et c’est normal. C'est la magie du théatre !

Alors José arrête de t'en faire! Tu es très bon et tu réussis souvent à sauver les répliques et la continuité du texte, juste à penser à la séquence ou je reviens sur scène avec l'histoire de la bougie... Si tu fait une erreur de même, même pas 1 minute sur tout le show... c'est un maigre 1 % d’erreur. Ce qui est très bon !!!
Grossomodo. Fais toi en pas !

Sébast.
PS: j’étais un peu pompette quand j’ai écris... il se peut que plein d’erreur de syntaxe ou autre soit inclus gratuitement au courriel.


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T'en fait pas José, si tu savais comment je me sens impuissante à essayer de donner de l'envergure à cette pauvre Claire, la motarde qui déçoit toujours tout le monde.... mais que veux-tu on fait de notre mieux avec l'expérience qu'on a... c’est à dire aucune expérience. T'en fais pas, tu as été super à mon avis. Passe une belle journée ensoleillée : )

Dan xxx

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Bonjour! Je n'étais pas là hier soir, mais je crois comprendre que ton interprétation de Cyrano n'a pas été aussi éblouissante que la veille. Tu en est terriblement déçu... tu aurais bien voulu être à la hauteur des autres. Mais est-ce grave ou plutôt, est-ce normal de ne pas être toujours à son meilleur ? On a tout de même 12 représentations à faire, c'est normal qu'il y en ait une qui soit plus maladroite. Je dois dire que je comprends ton ressentiment, en lisant ton message, j'ai compris que c'était exactement ce que j'ai vécu vendredi soir. Vois en cette accrochage un signe qu'il faut simplement redoubler d'ardeur et la prochaine fois sera beaucoup mieux. Dans les esprits de tous, c'est déjà oublié, alors que fais-tu avec le tien ? Oui, tu as un sentiment amère à calmer mais vaut-il vraiment la peine de le laisser t'envahir et prendre toute la place ?
La prochaine fois, tu seras plus concentré, prochaine fois tu te sentiras plus Cyrano, prochaine fois, tu sera si fier de toi que tu en oubliera hier.
Si ces évènements hantent trop tes pensées, essaie de faire quelque chose pour t'occuper l'esprit, libère-toi une bonne fois pour de toute de ce mauvais souvenir et cette déception. Passe une belle semaine, moi j'ai hâte de voir jeudi ce que tu feras car je suis convaincue que ce sera ta meilleure performance. :D
Prends soin de toi,
Emily bisous amico

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Pour José, et les autres qui auraient des doutes ou qui ne se sentiraient pas comme Benoît.... On aura TOUS des hauts et des bas pendant ce mois-ci, éprouvant physiquement et moralement, mais sachez que pour chaque soir où vous vous sentez moche, quelqu'un se sent au sommet du monde ! On a qu'à voir les courriels contradictoires de José et Benoît...
C'est, à mon avis, ce qui donne une énergie constamment renouvelée à notre pièce, et ce qui permet des commentaires positifs soir après soir, cette balance que nous avons réussi à établir... Si une partie est moins bonne qu'à l'habitude la suivante est encore meilleure et le public oublie... Nous sommes 19 sur scène. Dix neuf. Certains, j'en suis, auraient pu croire cet exploit impossible à relever et à réaliser avec autant de brio, mais chaque soir, nous nous partageons la scène avec facilité et bonheur et j'en suis tellement fière ! Comme première expérience de théâtre (pour ceux qui en sont à leur première), c'en est toute une, croyez moi !
Bravo à tous d'avoir passé au travers des 3 premières représentations, et les 9 prochaines seront encore meilleures ! Sortez de vos zones de confort, ajoutez de votre couleur à vos personnages, vivez à travers eux toute une gamme d'émotions, et vous verrez, le 28 juin ce n'est pas la tristesse qui nous habitera, mais le plus grand bonheur que nous aurons jamais vécu, celui d'avoir trouvé une nouvelle passion et une nouvelle famille.
Je vous aime tous si fort. Les 4 prochaines journées seront longues et ennuyeuses... À bientôt!
Gabrielle
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Salut gang je me ré-essaie une autre fois... Mon conjoint et mes ami(es) ont vu notre prestation. Martin un de nos amis, travaille dans le monde du cinéma, il fait la sécurité, donc croyez moi, des acteurs très illustres comme De Niro et cie, il est habitué de les côtoyer, donc je nous sentais très privilégié qu'il vienne nous voir, donc voici leurs commentaires : Primo, la prestance de Vincent sur scène est exemplaire, on voit son aura au-dessus de sa tête et on sait que c’est lui, selon Martin, qui ira loin mon homme. Puis tu as très bien su transmettre tes connaissances techniques à ton père...

Pour José, tout l'monde me disais avec qu’elle grâce tu avais repris quand tu as oublié un qualificatif pour ton nez, mais tu as tout simplement dit passons pour ? et tu as tout simplement repris et il se sente privilégié d'avoir pu apercevoir qq'chose et de voir comment tu t'en tire si bien...

Mon conjoint, lui, était étonné de la prestance de Kevin et Katia quand ils sont tout deux au centre et qu'il se regarde : la scène se passe autour d'eux et mon conjoint à chaque fois jetais un oeil a vous et vous ne bronchiez pas. wow qu'il dit...

Puis, pour Rayon x, Martin dit que c’est exactement ça ! Quand une équipe de tournage arrive sur les lieux d'un tournage, ils accapares la place, avec un tel grabuge :chacun dit ses patentes puis quand tout est installé, ils attendent que la prod commence. C’est exactement comme ça que ça se passe mais + gros...

Évidemment mon chum a eu un choc quand il a vu Caroline et selon lui quand jefais mal au journal ça confirme l'état d'esprit de Caro. Ça fait réveiller et ça fait bouger sur scène ce qui à sembler faire rire le monde. J'espère que vous allez recevoir ce message…

Je m'ennuie déjà bye je vous aime.
Annie

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Un bouffon est un sage qui a découvert très jeune que savoir rire de soi,
c'est commencer à se découvrir.
[ Maurice Robert Lalonde ]
Extrait d’ Ailleurs en ce monde

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Ben voyons José! Qu'est-ce que tu nous sors là ?!? Tu as besoin de notre opinion ? Alors voilà la mienne:

Au risque de répéter ce que certains ont déjà exprimé, je trouve que notre performance d'hier était très réussie. Tu sembles trop focaliser sur ta petite erreur dans la tirade du nez... et là est ta véritable erreur!

L'objectif n'est pas de rivaliser avec la crème des comédiens existant en ce monde, mais avoir du plaisir en jouant ensemble et ainsi combler un public qui peut le sentir.Tu t'es trompé dans ton texte... et puis quoi? Moi, j'ai bien dit: Pourtant, Montfleury est SUPER BON dans ce rôle... et avec l'accent en plus! ha! ha! La seule conséquence que ça peut avoir est de faire rire le public. N'est-ce pas notre but ? De toute façon, je t'ai trouvé très bien dans Cyrano.

Résumé: Tu m'enlèves ces idées de ta tête ou bien je t'enfonce des plumes de canard dans le cul la prochaine fois qu'on se voit pour être sûr que ça te glisse dessus si ça se reproduit, ok là!! (Viens pas me dire que tu aimerais ça)

Je te dis À MERCREDI pour la programmation 2009.

Cindy

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Salut José,

Je ne crois pas que quiconque à part toi t’a senti ridicule samedi. C’est pas évident de jouer, et ton rôle est exigeant. Je crois que tu as eu une bonne performance, comme nous tous… Je sais ce que c’est d’essayer de se concentrer quand les figurants déconnent, et je crois moi aussi, parfois, qu’Annie prends peut-être trop de place. Faudrait peut-être en parler, et peut-être aussi avec Michel avant (tu sais que parfois, un état d’esprit peut nous faire voir les choses différemment, alors si t’es down, tu vois peut-être trop en noir).

C’est plate pour hier soir. Je me suis aussi senti « abandonné », mais, bon, on aura d’autres soirées, non ?
Faque, lâche ta corde, arrête ton nœud coulant, pis reviens jouer jeudi soir. Tu vas être en pleine gloire, avec plein d’éloges à ton sujet dans le Journal de Chambly.
Martin.

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Cher José,

Je te l'ai brièvement dit devant le resto FERMÉ, je crois que nous avons fait notre meilleur spectacle depuis le début. Pour la tirade, tu t'en es bien tiré malgré les dérangements. En tout cas, tu n'as jamais été ridicule. Loin de là, tu es majestueux en Cyrano. Maintenant à moi de livrer mes états d'âmes. Moi aussi j'étais, de prime abord, déçu de me retrouver seul. Au point ou je suis passé devant le Bedondaine mais je ne suis pas arrêté. J'ai réalisé, une fois rendu là, que j'étais très fatigué et que ma morosité venait de cette grande fatigue. J'avais mal dormi la nuit précédente et j'avais accumulé la tension de cinq représentations en 7 soirs. Je suis donc renté moins déçu en me faisant une fin de soirée confortable pour mon petit moi.

Je sais que tu as très mal dormi. Ça peut sembler simpliste mais je suis convaincu que ton haut le coeur d'hier soir étais sûrement influencé par cette fatigue. Je suis même prêt à parier que quand tu t'es levé ce matin, ta perception des choses avait changée. En terminant, tu me semble pas mal vieux pour apprendre qu'il n'y a pas que les cordonniers qui soient parfois mal chaussés.

Amicalement et à mercredi.

Donald.

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La vie, c’est une panique dans un théâtre en feu.
[Jean-Paul Sartre]

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Bonsoir groupe!

J'ai attendu un peu avant de répondre parce que j'étais sûr que son courriel allait déclencher une "série" de courriels. Je n'ai qu'une chose à dire, et je me cite: "Le théâtre, c'est aussi ça la vie." La représentation parfaite n'existe pas. On a, comme équipe, une chance extraordinaire. On est 19. Pis si, un soir, un membre de l'équipe pour X raison se sent moins là, ou n'offre pas une performance comme il le souhaiterait, ben, ça paraît pas. Les autres ont compensé.

Le théâtre existe parce qu'il y a des êtres humains qui en font. Et, l'être humain étant ce qu'il est, et n'étant surtout pas une machine (sinon toutes les représentations seraient identiques, égales et pareilles) ben, ça provoque ce qui se passe. Samedi, c'était José, vendredi, c'était Benoit, jeudi, c'était Danielle qui n'étaient pas satisfaits. La semaine prochaine, ce sera quelqu'un d'autre jeudi, vendredi et samedi. Yé! C'est ça qui est le fun et c'est pour ça que je dis que le théâtre, c'est aussi ça la vie. Quelqu'un va arriver jeudi pis il file pas pour toutes sortes de raisons. Ce sont les autres qui vont overdoser leur énergie. On est 19 sur scène. Si on était 2, ça serait plus problématique. Mais on est une équipe.

Moi, ma déception, ç'a été de ne pas vous retrouver après le spectacle. J'ai dû partir plus tard du théâtre pour donner un coup de main à Jean-François au resto. Quand je suis arrivé à la Piazzetta, il n'y avait personne. C'était d'autant plus décevant (la déception, c'est moi qui l'ai vécue) que je sais que je ne pourrai pas vous voir la semaine prochaine. À Chambly, c'est pas compliqué, y a deux commerces qui sont encore ouverts à l'heure où on finit: Pépé pis Bedondaine. On a juste à se partager ça: un soir l'un, le lendemain, l'autre.
Pis moi, j'étais déçu samedi. Pas de votre prestation. C'était la plus égale des 3 soirs. Mais de moi, de ne pas avoir pu vous être plus présent. Même que ça me frustrait. Mais bon, c'est la vie quoi!

Alors, José, après cette belle leçon de vie, tu vas péter le feu jeudi. Tu ne la referas plus cette erreur. Pas grave! Tu vas en faire d'autres ailleurs. Et c'est ça le plaisir de faire du théâtre.
Dernier point. Même si je n'y suis pas, j'ose espérer que vous serez à l'assemblée générale spéciale de mercredi. Vous y découvrirez la programmation 2009 et les pièces que vous pourrez choisir. Vous saurez mercredi ce que je fais comme mise en scène en 2009. Attention, tout un choc à prévoir.
Bonne nuit.
Michel.

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Salut vous autres!

Quel temps dites donc!

C'est vraiment merveilleux la belle complicité qui règne dans notre groupe depuis un certain temps. Je suis heureuse, car tous et chacun est important et nous avons tous notre place au sein de la troupe. On se complète bien. C'est agréable d'arriver au Café-théâtre et de se faire dire "Salut!" par ici et par là. C'est ainsi qu'on se sent apprécié des autres.

En effet, nous apprendrons à nous connaître encore davantage en se côtoyant au fil des jours, car la pièce et l'esprit d'équipe prennent beaucoup de place dans nos vies.

C'est sûr qu'il y aura des soirs où tout va bien, la joie étant au rendez-vous, mais c'est bien évident que les émotions nous en feront vivre de toutes les couleurs. Il ne faut pas se cacher que certains autres soirs, ça sera peut-être moins faciles pour certains pour X raisons: la fatigue physique et mentale, le stress et la pression, un tracas de la vie personnelle...Comme dit Michel, c'est ça la vie et la vie ne se vit pas sur une ligne droite. C'est pourquoi les autres sont importants, car un petit réconfort, une simple parole, un sourire, un coup de pouce permet de redonner ce petit souffle d'énergie qui manque parfois. C'est ça une équipe; la solidarité. C'est aussi ma grande fierté!

Merci d'être là tous et chacun avec ce que vous êtes. Je vous apprécie énormément. Après avoir passé autant de temps ensemble la semaine dernière, c'est normal de se sentir un peu bizarre lorsqu'il est 19h00 et qu'on se retrouve partout ailleurs, sauf au Café-théâtre. C'est la réflexion que j'ai eu hier soir, lorsque j'étais chez moi. Ce petit répis est important, car c'est ce qui nous fera nous apprécier encore plus lorsqu'on se reverra mercredi ou jeudi soir...

Bon début de semaine et on se revoit pour terminer cette semaine ensemble!

Sylvie...qui a chaud!

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Salut tout le monde. Je viens de me taper la liste complète des messages que vous vous êtes envoyé cette semaine ! Vous savez, je n'ai jamais vu autant de personnes s'aimer et se respecter les uns les autres comme nous le faisons et je crois que c'est ce dont nous devons être le plus fière...

Chaque personne qui fait partie de notre équipe est importante dans notre coeur et je crois que c'est ce qui rend notre show des plus extraordinaire. Oui, nous avons tous et toutes un talent très particulier sur scène chacun d'entre nous rayonne sur scène mais je pense que c'est l'affection qui nous unis tous qui ressort le plus ! Je suis extrêmement fier de ce que nous accomplissons tous ensemble de jours en jours et pas seulement ce que nous accomplissons sur scène sois dit en passant, notre amitié et solidarité aussi !
Je vous adores tous autant que vous êtes sachez-le!!!
Et mon dieu que j’ai hâte à jeudi !!!
Caro xxxxxxxxxxx

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Il ne faut pas profiter de ses amis. Ils sont déjà gentils de nous endurer.
[Jean-Claude Clari]
Extrait de L'Appartenance


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