22hr00 : je voulais aller me coucher mais je ne me sens pas encore assez fatigué.
22hr30 : je baille, mais je décide de « gosser » après mon « DVD Recorder », question de faire un petit clean up qui attend depuis longtemps et de graver des DVD pour faire de la place sur le disque dure sans le formater (on ne m’y reprendra pas !).
23hr30 : Je pense qu’il serait sage d’aller me coucher mais je tripote encore mes enregistrements (faut bien retirer les pubs…)
0hr00 : OK, je monte, je passe à la toilette, j’en profite pour lire un bout d’Aliss, un roman de Patrick Senécal, ça tombe bien, je ne suis pas encore arrivé aux passages plus hard, donc ça ne devrait pas m’empêcher de dormir…
0hr20 : Je pose ma tête sur mon oreiller.0hr40 : Je pense que je devrais être endormi, mais je pense trop finalement. Je songe à tout ce qui se passe dans ma vie : mon travail, ma femme, mon gars, et mon envie de dormir…
1hr00 : Je décide de me lever et d’aller écrire sur l’ordinateur. Tant qu’à penser, aussi bien de le mettre sur papier…
Je fais rarement de l’insomnie, je suis plutôt un bon dormeur. Je fais même parfois des siestes l’après-midi et ça ne m’empêche pas de dormir une fois le soir venu. Mais depuis deux ou trois jours, rien ne va plus, je n’arrive pas à m’endormir quand je saute dans mon lit. Pourtant, je suis fatigué, ça fait déjà plus d’une heure que je baille aux corneilles quand je décide de me coucher. Qu’est-ce qui m’arrive ? J’imagine d’abord que ce sont mes mauvaises habitudes du temps des fêtes qui sont les premières responsables : manger trop et tard, veiller trop et tard, se lever trop vite ou trop tard… Toutes mes routines ont été bouleversé et mon corps ne sait plus s’y retrouver. C’est ma première explication. Tout devrait entrer dans l’ordre avec le retour au travail… Ça ne fait que deux jours que j’ai recommencé, le temps va finir par arranger les choses.
1hr10 : Je cherche sur Internet des textes sur l’insomnie. Le Collège des médecins de famille du Canada résume bien les choses : « L'insomnie n'est pas une maladie. C'est un moyen que prend l'organisme pour dire que quelque chose ne va pas. »
Je le savais ! Bien sûr ! C’est moi le psy après tout. Mais qu’est-ce qui ne va pas ?C’est simple, comme je le dis à mes clients, l’insomnie est toujours reliée à l’anxiété. Nous sommes inquiet par quelque chose qui n’est pas réglé. On est tracassé par un problème non résolu, une tâche qui n’est pas terminée ou une décision qu’on n'ose pas prendre. Et si on est honnête, on se rend compte qu’on procrastine depuis un certain temps déjà…
« De 30 % à 40 % des adultes souffrent d'une certaine forme d'insomnie au cours d'une année. Parfois le traitement de l'insomnie est fort simple. Il arrive souvent que l'insomnie disparaisse d'elle-même lorsqu'on en a identifié la cause et qu'on a apporté les changement appropriés. L'important, c'est d'en trouver la cause et d'intervenir directement sur celle-ci. »
1hr30 : Je me sens déjà mieux mais je ne dors pas plus.
Qu’est-ce que je fais en attendant ? Reprenons mes célèbres conseils… Lorsque vous êtes tracassé par quelque chose, lorsque les mêmes pensées reviennent vous hantées, lorsqu’elles tournent sans fin dans votre tête sans que vous ne soyez capable de les chasser, penser aux trois étapes préliminaires de « l’arrêt de penser ».
Première étape : demandez-vous ce que vous pouvez faire MAINTENANT par rapport à votre préoccupation. Personnellement, j’ai six rapports à écrire, mais je n’ai pas vraiment la tête à ça. Et j’ai une décision à prendre. C’est elle qui me tracasse le plus. Qu’est-ce que je peux faire maintenant pour me la sortir du système ? La prendre tout de suite, ça fait assez longtemps que ça mijote. OK ! C’est bon, je l’écris et je la publie. Je ne pourrai plus revenir dessus après, donc ça devrait marcher.
Je décide de mettre fin à ma pratique à Longueuil pour me consacrer à celle que je fais à Marieville et à St-Jean-sur-Richelieu. Quand ? Dans trois mois environ. Je devrais finir pour le congé de Pâques, en fêtant ça avec une bonne boîte de chocolat ! Voilà! Ma décision est prise.
Je me sens beaucoup mieux. Ça fait même du bien à d’autres de mes préoccupations. Je vais avoir plus de temps en mai pour apprendre mon rôle de Cyrano, les représentations commencent en juin après tout. Et hop! Une préoccupation de moins. Mais le stress est encore là : vais-je être capable de tout faire ce que j’ai à faire ? Une chose est sûr c’est pas ce soir que je vais compléter mes rapports.
Deuxième étape : Demandez-vous (si ça ne peut pas se faire maintenant), À QUEL MOMENT je vais pouvoir le faire. Planifiez ! C’est simple ! Utilisez tout ce que vous avez comme outils pour vous donner des r-v avec vous même et avec les choses que vous devez régler : sortez vos agenda, calendrier et post-it et planifiez !!! Le principe est simple. Vous devez libérer votre mémoire-vive (comme celle d’un ordi), parce que à force d’y laisser tous vos tracas (vos logiciels ouvert), vous allez boguer ! Alors, vous placez sur disquette, CD ou clé USB, les infos qui peuvent attendre plus tard pour être utiliser et vous récupérez de la mémoire vive pour faire ce qui doit être fait maintenant.
Voilà ! C’est fait. J’ai barbouiller mon agenda, planifier des temps pour mes rapports, mes téléphones, mes courriels… OUF chu fatigué... maintenant.
Troisième étape : S’il vous reste encore des problèmes qui tournent dans votre tête, que vous ne pouvez pas régler maintenant ou plus tard, CHASSEZ-LES ! C’est là qu’on déploie nos techniques d’arrêt de pensée (une technique dont je parle un peu sur mon site).
2hr30 : Je n’ai pas besoin de cette troisième étape : je ne pense plus rien qu’à dormir.
Bonne nuit et à bientôt !
* * * * *
Pour ceux qui ne dormirait pas encore, je vous laisse les conseils des médecins pour favoriser le sommeil et éviter l’insomnie.
- Couchez-vous et levez-vous à la même heure tous les jours, même si vous n'avez pas assez dormi la nuit précédente. Votre organisme s'habituera ainsi à dormir pendant la nuit.
- Suivez la même routine tous les soirs avant d'aller au lit pour mieux préparer votre corps au sommeil. Essayez soit de prendre un bain chaud, de lire ou de faire une activité qui favorise la détente chaque soir avant de vous coucher. Vous ne tarderez pas à faire le lien entre ces activités et le sommeil, ce qui contribuera à vous endormir.
- Réservez la chambre à coucher au sommeil. Évitez de manger, de téléphoner ou de regarder la télévision au lit.
- Votre chambre doit être calme et sombre. Si le bruit vous dérange, utilisez un ventilateur ou des bouchons protecteurs pour les oreilles. Vous pourriez aussi installer des stores opaques aux fenêtres ou porter un masque sur vos yeux.
- N'essayer pas de vous forcer à dormir. Plus vous faites d'efforts, plus il peut être difficile de vous endormir. Ne surveillez pas l'heure. Tournez le cadran de façon à ne pas voir l'heure.
- Il peut être frustrant d'être couché tout en étant incapable de s'endormir. Si vous êtes encore réveillé après 30 minutes, levez-vous et allez dans une autre pièce. Détendez-vous dans un fauteuil pendant 20 minutes avant de retourner au lit. Répétez cette manœuvre autant de fois qu'il sera nécessaire.
- Évitez ou limitez votre consommation de caféine (café, thé, colas, chocolat), de décongestionnant, d'alcool et de tabac.
- Faites de l'exercice plus souvent, mais pas dans les heures qui précèdent le coucher.
- Une fois au lit, ne ressassez pas vos tracas. Réfléchissez-y à un autre moment. Par exemple, réservez-vous 30 minutes après le souper pour mettre par écrit vos préoccupations et les solutions possibles.
- Prenez une collation légère avant de vous coucher mais ne mangez pas trop. Un lait chaud ou des craquelins avec un morceau de fromage suffisent.
- Ne faites pas de sieste l'après-midi si vous croyez qu'elle vous empêchera de dormir le soir.