Le mieux est l’ennemi du bien ! C’est l’une des leçons que j’ai révisées en ce début d’année, un peu tard, puisque c’était après avoir commis l’irréparable.
Je voulais faire un meilleur DVD maison de Pure Laine, une série sur l’identité québécoise que j’apprécie particulièrement. Le premier disque ne comptait que 11 épisode alors que j’en avais 13 sur mon disque dur du DVDR. Je me suis dit que je pouvais faire mieux. Je n’avais qu’à réduire chacun des épisode en enlevant les publicités et tout allait pouvoir entrer sur un seul disque DVD. Sûr de réussir mon œuvre, je décide de formater immédiatement le vieux DVD en espérant pouvoir réenregistrer par-dessus. J’en doute un peu mais voilà qu’en suivant les instructions à l’écran, je constate que tout se fait bien… Surpris et heureux, je clique sur tous les boutons qui me conduisent au formatage complet de mon disque DVD.
Devinez quelle était la gaffe ? J’ai remarqué trop tard que j’étais en train de formater le disque dur au complet. Pow ! Je me suis retrouvé en état de choc. J’avais plus de 120 heures d’enregistrement sur ce disque, que je venais de détruire en un seul clic (c’est le dernier qui compte!). « C’est pas vrai ! Pas possible… je ne pouvais pas avoir fait ça. » J’avais beau chercher à nier, l’écran m’envoyait toujours fièrement son message : « le formatage ne va prendre que 60 secondes environ »).
Au bout d’une minute, je dus commencer à faire mes Adieux à plusieurs épisodes de la série Poirot dont on n'avait pas terminé le premier visionnement. Fini tous les Astérix que je voulais ajouter à ma collection. Je ne les ai plus ces émissions spéciales comme le Bye Bye de RBO que je voulais revoir pour me bidonner. Ni les Charlots, Mr Bean, États humains et les Viens voir les comédiens que je gardais pour mon gars et son amour du théâtre et des clowns modernes… J’avais aussi des émissions sur la lutte au Québec et sur le hockey (Canada-Russsie), nos deux sports nationaux, ainsi que de nombreux films qui étaient passés à la télé et que je n’avais pas encore vus…
J’ai pleuré, pendant une bonne quinzaine de minutes et boudé, pendant une autre quinzaine. Au bout d’une heure, j’étais encore en train de me traiter de con, d’idiot, de stupide, et j’en passe. J’ai crié, frappé dans un mur, j’avais envie de tout casser. Je me suis dit que je venais de perdre une partie de ma vie, j’étais désespéré comme Gollum ayant perdu son précieux. « C’est trop injuste » me disait mon petit Caliméro intérieur. Je me suis même mis à me rappeler toutes les grosses gaffes de ma vie. Et évidemment quand j’ai recommencé à être un peu plus fonctionnel, je me suis senti persécuté : tout allait mal! Chaque patente que je touchais tombait, se brisait, volait en éclat. J’ai tout arrêté. J’étais en pleine dépression.
En fait, j’ai dû faire un processus de deuil en accéléré, avec ses nombreuses étapes dans l’ordre et dans le désordre : état de choc, déni, colère, tristesse, culpabilité, auto-critique, déprime et… enfin, l’acceptation. Et, comme pour mieux transcender ce petit malheur, dépasser cet état d’inconfort qui aurait pu se prolonger pendant plusieurs jours, j’ai écrit ce petit texte sans prétention. Et ça marche ! En écrivant, la catharsis a opéré, mon anxiété s’est évanouie et mes pensées se sont libérées de quelques distorsions cognitives (comme celle du « je suis bon à rien » ou du « je devrais me culpabiliser pour ne pas que cela se reproduise »).
Et finalement, cet accident a pris un tout nouveau sens : celui de l’acte manqué. En effet, je m’étais fait la réflexion un ou deux jours auparavant que la nouvelle saison de télé commençait et que j’avais besoin de place sur mon disque dur. Comme quoi un malheur n’arrive jamais sans son petit bonheur, pour qui sait attendre ou observer les deux côtés de la médaille.
Je voulais faire un meilleur DVD maison de Pure Laine, une série sur l’identité québécoise que j’apprécie particulièrement. Le premier disque ne comptait que 11 épisode alors que j’en avais 13 sur mon disque dur du DVDR. Je me suis dit que je pouvais faire mieux. Je n’avais qu’à réduire chacun des épisode en enlevant les publicités et tout allait pouvoir entrer sur un seul disque DVD. Sûr de réussir mon œuvre, je décide de formater immédiatement le vieux DVD en espérant pouvoir réenregistrer par-dessus. J’en doute un peu mais voilà qu’en suivant les instructions à l’écran, je constate que tout se fait bien… Surpris et heureux, je clique sur tous les boutons qui me conduisent au formatage complet de mon disque DVD.
Devinez quelle était la gaffe ? J’ai remarqué trop tard que j’étais en train de formater le disque dur au complet. Pow ! Je me suis retrouvé en état de choc. J’avais plus de 120 heures d’enregistrement sur ce disque, que je venais de détruire en un seul clic (c’est le dernier qui compte!). « C’est pas vrai ! Pas possible… je ne pouvais pas avoir fait ça. » J’avais beau chercher à nier, l’écran m’envoyait toujours fièrement son message : « le formatage ne va prendre que 60 secondes environ »).
Au bout d’une minute, je dus commencer à faire mes Adieux à plusieurs épisodes de la série Poirot dont on n'avait pas terminé le premier visionnement. Fini tous les Astérix que je voulais ajouter à ma collection. Je ne les ai plus ces émissions spéciales comme le Bye Bye de RBO que je voulais revoir pour me bidonner. Ni les Charlots, Mr Bean, États humains et les Viens voir les comédiens que je gardais pour mon gars et son amour du théâtre et des clowns modernes… J’avais aussi des émissions sur la lutte au Québec et sur le hockey (Canada-Russsie), nos deux sports nationaux, ainsi que de nombreux films qui étaient passés à la télé et que je n’avais pas encore vus…
J’ai pleuré, pendant une bonne quinzaine de minutes et boudé, pendant une autre quinzaine. Au bout d’une heure, j’étais encore en train de me traiter de con, d’idiot, de stupide, et j’en passe. J’ai crié, frappé dans un mur, j’avais envie de tout casser. Je me suis dit que je venais de perdre une partie de ma vie, j’étais désespéré comme Gollum ayant perdu son précieux. « C’est trop injuste » me disait mon petit Caliméro intérieur. Je me suis même mis à me rappeler toutes les grosses gaffes de ma vie. Et évidemment quand j’ai recommencé à être un peu plus fonctionnel, je me suis senti persécuté : tout allait mal! Chaque patente que je touchais tombait, se brisait, volait en éclat. J’ai tout arrêté. J’étais en pleine dépression.
En fait, j’ai dû faire un processus de deuil en accéléré, avec ses nombreuses étapes dans l’ordre et dans le désordre : état de choc, déni, colère, tristesse, culpabilité, auto-critique, déprime et… enfin, l’acceptation. Et, comme pour mieux transcender ce petit malheur, dépasser cet état d’inconfort qui aurait pu se prolonger pendant plusieurs jours, j’ai écrit ce petit texte sans prétention. Et ça marche ! En écrivant, la catharsis a opéré, mon anxiété s’est évanouie et mes pensées se sont libérées de quelques distorsions cognitives (comme celle du « je suis bon à rien » ou du « je devrais me culpabiliser pour ne pas que cela se reproduise »).
Et finalement, cet accident a pris un tout nouveau sens : celui de l’acte manqué. En effet, je m’étais fait la réflexion un ou deux jours auparavant que la nouvelle saison de télé commençait et que j’avais besoin de place sur mon disque dur. Comme quoi un malheur n’arrive jamais sans son petit bonheur, pour qui sait attendre ou observer les deux côtés de la médaille.